Le sLeAbLog

mercredi 27 septembre 2006

VDN Episode V : Al Hoceima

 

24 juillet : En route pour Al Hoceima. Après une petite heure de taxi collectif et 3 heures de car, nous sommes arrivés à destination.

Un camion

Un camion, sur la route pour Al Hoceima.

Ville perchée, coincée entre la Méditérannée et le Rif, Al Hoceima n'est vraiment pas faite pour les cyclistes... Tout en bas, orientée à l'Est, la plage du Quémado est dominée par les immeubles de la ville et la grande mosquée. L'accès est payant, mais plutôt symbolique : 3DH. Du coup, la plage est archi bondée en début d'après midi.

La plage du Quémado

La plage du Quémado, noire de monde.

Nady et moi avons alterné les bains de mer et de soleil. A grand coups de crème solaire, nous avons mieux résisté aux coup de soleil que lors de notre première journée à Saïdia. Cependant, certaines zones étaient tout de même sensibles et rougeaudes, le soir venu...
En plein pays rifain, Nady a pu jouer pleinement de son berbère pour glaner conseils, infos, rabrouer les relous et me traduire ce qui se disait autour de nous. Par exemple, quand une vieille dame nous a débarrassé d'un môme qui nous réclamait de l'argent, Nady a pu m'expliquer que la grand mère, d'un air narquois mais sévère, l'avait interpellé : "Ha ? Te voilà donc devenu mendiant ?". Le gamin, penaud, avait déguerpi, sans demander son reste.

Sofa à vendre

Un artisan expose son sofa à vendre sur le bord de la route.

Une chose nous a tout de même déplu, lorsque la plage s'est vidée. Pas un mètre carré de sable n'était vierge de bouteille, sac plastique et autres détritus. Même dans l'eau, on retrouve canettes et emballages plastique. En quelques heures, la belle plage à l'eau claire a complètement changé de look, triste spectacle.

La baie du Quemado

La baie du Quemado, orientée à l'est, se retrouve à l'ombre des immeubles, le soir venu.

Nous aurions aimé marcher et aller un peu plus loin, jusqu'à la pointe au sud de la baie du Quemado, pour le point de vue, mais la prochaine étape vers Chefchaouen nécéssite de partir relativement tôt : Pour effectuer le trajet de 260 km, il faut ... 6 heures de car !

mardi 26 septembre 2006

Malaise

 

Ce matin, les infos à la radio m'informent d'un non lieu dans "l'affaire" Nou.chet. Petit rappel, cet homosexuel, après avoir subi plusieurs agressions, avait été à priori agressé par trois individus qui l'auraient aspergé d'essence avant d'y mettre le feu. Je dis à priori, car après avoir dépeint le pire crime homophobe de ces derniers temps, voilà qu'on nous laisse croire en réalité à une tentative de suicide (source Europe1).
Une dépêche AFP relayée par le Monde reste plus prudente, indiquant qu'il n'y a "[...] aucune certitude dans un sens ou dans l'autre, on ne sait pas avec des circonstances probantes ce qui s'est passé. [...] l'agression elle-même n'[a] pas été nécessairement inventée par M.Nouchet."

Tout celà me laisse un goût de malaise. En janvier 2004, lorsque l'affaire avait éclaté, je me souviens de mon dégoût et de ma colère contre la bêtise humaine (pour faire court et parceque je n'ai pas de mot pour décrire ça). Et aujourd'hui, non lieu. Certains médias sèment le doute sur la véracité de l'histoire... Je suis mal à l'aise parceque quelquechose n'a pas fonctionné, quelquechose n'est pas correct. Soit la justice n'est pas parvenu à punir les responsables, soit il y a mensonge et les journalistes ainsi que nos dirigeants se sont laissés encore embobiner comme dans l'histoire de l'agression antisemite de la femme dans le RER.

J'ose espérer que c'est la justice qui n'a pas bien fonctionné car les faits sont trop ignobles pour avoir été inventés. Je trouve que les journalistes qui suggèrent l'idée que cette histoire est imaginaire manquent singulièrement de mémoire. Après tout, ce sont les mêmes qui nous ont convaincus de l'ignominie de l'agression et maintenant ils voudraient se dédouaner style :"C'est pas notre faute, ce type n'est qu'un mytho tendance suicidaire. Pédé, en plus."
Au delà du sentiment d'injustice, parceque décidément je n'arrive pas à croire que Séba.stien No.uchet ait inventé tout celà (ou plus précisément, ça me décevrait trop d'y croire), je suis lassé et dépité de voir comme les médias nous ont à leur merci, malgré la meilleure volonté que nous voulons ou voudrions bien y mettre.

Comme je l'ai lu quelquepart : "En matière d'information, n'avalez plus, mâchez. Vous verrez bien qu'il y a un os". Ben c'est pas si évident de sentir l'os, des fois...

dimanche 17 septembre 2006

New car

 

Depuis 2 semaines, nous avons un nouvel engin à 4 roues. Tout bô, tout joli, quasi tout neuf. Autant dire que ça change les habitudes, ne serait ce que pour la direction assistée. Quand j'ai repris la "vieille", après une semaine de conduite de la "jeune", j'ai cru que j'avais un pneu crevé... On s'habitue rapidement à ce qui facilite la conduite, c'est fou.

Le petit plus c'est le toit en verre, très lumineux, l'habitacle. Le truc rigolo, c'est que depuis 3 semaines, nous gardions la grosse voiture du tonton parti en vacances. Les voisins ont dû se demander si nous nous recyclions en concessionnaire...
Dîtes ? Vous avez reconnu ce que c'est comme modèle ? mmmh ? XIII, tu joues pas. ;-)

jeudi 7 septembre 2006

VDN Episode IV : Saïdia

 

20 juillet : Longue étape pour nous mener jusqu'à la mer méditérannée. Nous nous rendons à Saïdia, à la frontière algérienne, tout à l'est, donc. Pour celà, six heures de train jusqu'à Oujda, à travers des plaines désertiques qui rappellent celles des bons vieux westerns... La voie unique nous oblige à nous arrêter pour croiser les trains qui roulent dans l'autre sens.

Le train

Arrêtés dans une gare au milieu de rien pour croiser un autre convoi

Un train arrive

Au loin arrive le train qui va nous croiser

Nous longeons un long moment un lac artificiel formé par un des barrages nombreux dans la région. Quelques enfants dans le train admirent le paysage et répondent aux coucous des gens qui regardent passer le train.

Plongeoir improvisé

Un pont à demi immergé sert de plongeoir

Les enfants du train

Les enfants du train

Ensuite, nous nous enfonçons dans une region plus désertique. Il y a une image que j'aurais aimé photographier. Alors qu'aucune trace de vie n'est visible jusqu'à l'horizon, si ce ne sont ces fameux canaux d'irrigation en béton que l'on voit partout au Maroc, une silhouette de petite fille surgit au passage du train, sautillant dans le fameux canal d'irrigation. Là bas, cette petite forme joyeuse, à contre jour, luisante d'eau au milieu du désert, constitue une image qui n'existe plus que dans ma tête.
Enfin arrivés à Oujda, il nous faut trouver un grand taxi pour nous conduire jusqu'à Saïdia. Nous ne négocions pas trop longtemps : A 50 Dirham (5€) pour 1 heure de route à nous deux, on ne peut pas trop faire les difficiles ! Bien sûr, il faut partager la vieille mercedes avec 4 autres passagers, mais, heureusement pour nous, ils s'arrêtent bien avant Saïdia.

La plage de Saidia

Saïdia : La plage.

Saïdia, vue sur l'Algérie

La côte en arrière plan, c'est l'Algérie.

A l'arrivée, la désormais traditionnelle promenade de nos valises (à roulettes) jusqu'à trouver un hôtel. Nous changerons au bout de 2 nuits car le patron est particulièrement peu commerçant en plus d'être de mauvaise foi. Du coup, les 2 nuits suivantes, nous somme logés sur le front de mer pour le même prix et dans une chambre bien plus avenante. Le lit est même surveillé ...
par le King et un certain agent secret...

Pied de lit

Au pied du lit.

A la tête du lit

A la tête du lit.

Saïdia est une station balnéaire très fréquentée, notamment par les marocains expatriés (les RME, comme dit Nady, pour Ressortissant Marocain Emigrés) en France, Belgique, Allemagne et Pays bas. Personellement, je dénote un peu : je dois être le seul français blanc sur la plage. Celà dit, nous participons à une partie de volley dans l'eau avec de parfaits inconnus. Nous ne savons pas à combien est l'eau, mais le fait que nous y passions quasiment tout l'après midi laisse penser que la température est plutôt élevée. D'autant que dehors, il fait 37 à 39 °C. Le vent rend toutefois l'atmosphère supportable.

Le deuxième hôtel

Notre deuxième hôtel, l'hôtel Rimal.

La plage

La plage, vide le matin...

En bref : Glandouille et coups de soleil malgré nombre de tartinages de crème solaire.