C'est le milieu d'après midi, mais l'heure d'hiver aidant, le soleil décline déjà dangereusement vers l'horizon. Malgré les nuages qui approchent, la ville est baignée de lumière. Au fil du temps, les rayons s'allongent, habillant les façades d'un éclat de plus en plus lumineux, comme des milliers de visages qui contemplent le coucher de l'astre.

Une ligne de grains arrive par le nord. Progressivement, elle mange l'horizon, masquant même, là bas, les grands immeubles qui semblaient proches. Le tableau est coupé en deux. Le rideau de pluie en avant des nuages semble barbouiller la ville brillante de gris, à mesure de sa progression. La lumière finit par définitivement disparaître et on ne distingue plus, à travers l'averse, que les immeubles proches.

La pluie continue sa route vers le sud et les silhouettes fantomatiques des tours, au fond, réapparaissent. On dirait Neo Tokyo après l'explosion d'Akira... La luminosité n'est plus suffisante pour les appareils photo et des flashes trahissent la présence de touristes aux trois étages, en face.

La nuit arrive rapidement. C'est d'abord les fenêtres qui s'éclairent, une à une. Les rues deviennent bicolores, blanches à gauches et rouges à droite. L'éclairage public prend le relais allumant partout une multitude de lumignons oranges. Puis c’est le tour des monuments , parfois de manière sophistiquée pendant un petit moment. Un phare balaye les nuages bas, y a t'il vraiment un navire à observer ce signal ? En tout cas, la pluie est de retour, ce qui tombe mal puisque je dois partir. Pourtant le spectacle semble continuel ici...

Avez vous deviné où j'étais ? Je ne sais pas encore s’il y aura un lot à gagner (à part toute ma considération) mais en tout cas, la réponse peut être d’une extrême précision si vous en avez envie.