Le sLeAbLog

mercredi 15 octobre 2008

Pour la première fois

 

Haaaa, la première fois. On s'en rappelle toute sa vie. Même si c'est dix fois moins bien que ce qu'on avait imaginé. De toute façon, ce n'est jamais comme on imagine. X scénarii sont échafaudés, mais c'est le x + unième qui est joué, inattendu mais inoubliable.

Bon, c'est vrai, généralement, avant il y a eu de nombreux prémices, des amorces mais rien à voir avec le vraie première fois. On le sait bien d'ailleurs, quand on les vit. On sent bien qu'on n'en est pas passé loin mais que quand ça arrivera vraiment, ça n'aura rien à voir. Il y a bien un peu de stress, un peu de tension dans ces moments là. On se dit "Ça va être maintenant !".
Hé puis non, ce n'est pas encore arrivé.

Jusqu'au jour J.

Hier, dans un geste héroïque, j'ai sauvé le laptop du premier vomito de Mini-nous. C'est à peu près le seul truc que sa mère et moi avons sauvé, d'ailleurs...

jeudi 9 octobre 2008

Arrêter le H

 

Depuis plus de sept ans maintenant, je crédite régulièrement le compte de la cantine où je mange chaque midi. C'est super moderne : soit en liquide, soit en chèque. Va pour les chèques. Depuis sept ans, je me demande où est le h pour l'ordre. Enfin, sept ans, non. J'ai fini par mémoriser que c'est derrière le X, mais chaque fois je me dis "Ha oui, derrière le x..."
Avant hier, révolution au self, nouvelles serviettes en papier : Il manquerait pas un h ? Se sont ils plantés ou bien depuis sept ans, j'écris une consonne qui n'a pas lieu d'être ?

Un tour sur internet pour éclaircir les choses. Voyons voir... Houpelàààà, gros plan com, relookage d'image, suppression de la fameuse consonne, lifting de logo et surtout gros pignolage phylosophicommercial sur la symbolique et le pourquoi du comment de l'opération.

Alors, on vire le h dans le cadre de la stratégie de développement de la société vers un groupe de services. Le h c'est pour hôtellerie et restauration, mais ça fait un peu trop restoroute, coco. Sans cette lettre, on souligne l'accélération de notre développement dans les services de Facilities Management. Du coup, là, çà a de la gueule, bonhomme. Ha nan, mais là, en simplifiant le nom, on dynamise l'étendue et l'impact de la marque.

Nan, pis bon, faut dire c'était imprononçable, hein surtout. Alors pour sortir de France, ça aide.

Marrant, hein ? Attend, t'as pas vu le truc autour du logo.
Z'ont changé la police, coloré en rouge une barre du x et réduit le nombre d'étoiles de cinq à une. Mais comment justifier que ça coûte à la boite la moitié de la masse salariale (réduite au plus, hein, tout le monde est au smic) ?

T'occupe. Heu...
Cette modernisation rajeunit et dynamise la marque. La typographie plus simple, plus compacte, plus vive témoigne de la volonté d'être plus proche de tous ses publics. Et toc, et d'une.
Plus qu'une étoile, oui, celle qui accompagne le groupe depuis toujours et qui par son unicité représente l'exigence des équipes du groupe, montrant le chemin et canalisant les énergies. D'ailleurs, elle est bien différente des autres, tout comme l'entreprise se distingue de ses concurrents. Pim, et de deux.

Attention, bouquet final :
Enfin, la barre du x est incurvée, à l'image d'un sourire, trait rouge tendu vers l'étoile, symbole des milliers de gestes et d'attentions quotidiennes des équipes du groupe pour Faire de chaque jour un jour meilleur.

C'est pas beau,ça ? Nan mais sans blague, il n'y a pas que le nom de la boite qui devrait arrêter le h...