Le sLeAbLog

mercredi 28 janvier 2009

mercredi matin, 7h45.

 

Triangle, un gilet jaune, camionnette en warning à gauche de la route, fourgonnette en warning à droite juste après l'intersection avec la route qui arrive de la droite. Dans les phares de la camionnette, une moto couchée. Il n'y a pas grand monde d'arrêté, l'accident vient d'avoir lieu. Il n'y a personne derrière moi, je ralentis et interpelle le type avec le gilet jaune pour lui demander s'il y a besoin d'aide. Il n'a pas l'air de savoir quoi répondre et dans la même seconde, je vois le motard debout un peu en retrait.
Les motifs sur son casque... Je regarde à nouveau la moto, puis le casque,pas de doute s'est R., un bon collègue. L'espace d'un instant, j'ai une drôle de sensation. Je décide de m'arrêter : il y a peu de gens, personne ne s'occupe de R. dont la démarche me laisse penser qu'il s'est blessé.

Je me gare à l'écart de la circulation, et m'enquiers de la situation de R. Son bras gauche est ballant, il a très mal. Il est conscient et semble bien se porter mais je crains que la douleur ne le fasse défaillir et bien que je m'y attende et que je me tienne près de lui au cas où, je ne me sens pas de le retenir, engoncés que nous sommes chacun dans notre combinaison de pluie. Il flotte à moitié, il ne veut pas s'assoir par terre. J'insiste et réclame au type de pouvoir l'assoir dans sa voiture. Ainsi, moins de risque s'il s'évanouit et il peut reposer son bras qu'il suppose cassé sur sa jambe et le maintenir immobile.

Ce que j'ai appris lors de ma formation PSC1 il n'y pas si longtemps revient. Il n'a pas mal ailleurs, pas de douleur à la tête, il n'a pas perdu conscience, pas de vertiges. Ca me soulage. Je commet une erreur en lui demandant s'il veut enlever son casque et avant d'avoir terminé ma question, j'espère qu'il répondra non, ce qu'il fait heureusement. De par son job, je crois qu'il a lui aussi quelques bases de secourisme, peut être plus que moi.
Je lui demande fréquemment s'il a froid, si des douleurs viennent dans la tête, le cou ou ailleurs. À sa demande j'inspecte son casque : il a frotté à l'arrière droit. Deux femmes dans une ambulance de passage prennent le relais le temps que j'aille relever la moto de R. avec un collègue du maçon qui lui a coupé la route. La moto est couchée à une dizaine de mètre après l'intersection, sur le côté droit, à cheval sur la ligne de rive et l'herbe du bas côté. Elle est plein phare, de l'essence s'est échappée du réservoir. Une fois remise debout, je cherche en vain le point mort pour la reculer. Tant pis, je débraye le temps de l'écarter de la circulation. Le rétro gauche est arraché , le droit replié et le carénage droit est cassé. Béquille, couper le contact et je redonne la clef à R ainsi que ses affaires.

Ce que raconte le maçon et R. concorde. Le maçon a refusé la priorité (ne l'a pas vu, ou trop tard) en tournant à gauche, coupant la route à R. qui venait de la gauche. Il m'explique qu'il a freiné mais n'a pu éviter le camion qu'il a percuté à l'arrière gauche avec le rétro ou le bras avant de partir en glissade à droite. Il a fini sa course dans le fossé dont il est sorti tout seul. Je note qu'il a des débris (feuilles mortes, boue...) sur l'épaule gauche.

Les pompiers arrivent assez rapidement, j'avais chargé le patron du maçon également sur les lieux de les prévenir. R. monte dans le VSAV aidé par les pompiers. 2 minutes plus tard, un plus gros camion équipé d'un mat avec un énorme phare prend place en amont de l'accident pour signaliser les lieux. Je demande si je sers encore à quelque chose, et comme la réponse est non, je m'en vais, au moment où la gendarmerie déboule.

La route m'a semblée bien chiante jusqu'au taf. Je croise les doigts pour une simple fracture du bras.

lundi 1 septembre 2008

Rentrée

 

Premier septembre.

Moral de rentrée.

Pour deux raisons. Petit un : C'est la rentrée.
Petit deux : Dans mon entourage proche, quelqu'un a perdu brutalement un copain que je connaissais pas plus que ça, puisque je n'ai fait que le croiser une fois. Ça me fait déjà un mal de chien, dans le bide, quand je vois la douleur pour ses proches... Et puis très égoïstement, ça me fait grave flipper. J'ai eu du mal hier à ne pas pleurer quand je prenais Mini-nous dans mes bras.

La crainte est née, désormais, dans mon esprit de les abandonner, lui et sa maman et aussi les autres...

lundi 17 décembre 2007

"T'as raison..."

 

C'est parfois dur de devoir se convaincre que c'est mieux que ce soit déjà fini. Pas facile de positiver pour les siens qui ont déjà eu plus que leur lot de crasses que la vie sait réserver aux plus malchanceux...
La vie est bien moche, certains jours. N'empêche, je garde le souvenir du type qui a le cœur aussi grand que sa grande gueule.

Salut Tonton.

vendredi 7 décembre 2007

Choc

 

Cet après midi, j'ai fait un saut sur le chantier de la maison. Sur la nationale, comme souvent, des appels de phare croisent ma route. Probablement un radar plus loin...
Mais toutes les voitures me font signe. D'ailleurs la voiture de la gendarmerie n'est pas planquée, loin de là : Gyrophare en action, bien visible sur le bas côté. Le gendarme non plus n'est pas embusqué, sa chasuble fluo sur le dos, il enjoint à tous les véhicules de ralentir à grand renfort de gesticulations. Quand je le dépasse, l'expression sur son visage laisse présager un truc sérieux.

En effet, un peu plus loin, la maréchaussée nous fait décaler sur la voie d'en face. Je m'efforce de regarder la route plutôt que les véhicules accidentés. De toute façon, il n'y a pas de trace d'accident sur la chaussée. Mais la voiture devant moi ralenti encore et j'ai malheureusement tout le loisir de découvrir une voiture retournée, dans un champs en contrebas, à une dizaine de mètres de la route.

Le choc a été très violent, vu l'état de ce qui reste de la voiture. L'horrible scène se déroule alors que je passe devant. La collision a été latérale et l'épave est méconnaissable. Des pompiers s'affairent autour de quelqu'un auprès du véhicule retourné. Le camion qui l'a projeté dans le champs est garé un peu plus loin, sur le bord de la route. Tout l'avant est enfoncé...

Brutalement, une boule d'angoisse me noue la gorge. Je suis extrêmement choqué par la violence des images qui viennent de s'imprimer dans ma mémoire et qui me reviennent déjà en boucle. Le métal tordu. Les mottes de terre sur les roues, dans l'habitacle. Les pompiers et ce qu'ils font... J'imagine la douleur de la (des ?) personne(s ?) à moitié dans la boue, l'inquiétude et la tristesse à venir des proches. L'accident devient cruellement réel...
Sous le casque, je gamberge à toute allure. Je veux m'arrêter, pour me poser, enlever mon casque et respirer à l'air libre. Heureusement, je suis à destination...

S'il vous plaît, les gens, je vais dire un truc d'une banalité affligeante, mais sans déc0nner, au volant, au guidon, faisez vraiment vraiment gaffe.

mardi 5 juin 2007

Le "gag" du jour (d'hier)

 

Sans être complètement maniaque, Nady a pour habitude de se garer droit.

Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais ça prend toute son ampleur quand une vieille bique quelqu'un est venu toquer à la porte hier matin :
"Heu, bonjour. Je suis navrée, j'ai tapé dans votre voiture".

Bieeeennnn. Voyons ça...

Et boum

Joli. Z'y avez pas été avec le dos de la main morte[1], dites, hein. Nan, mais sans rire, vous avez vu comme elle est de traviolle ? Vous vous y êtes pris comment ?
Cette pintade "conductrice" a voulu rattraper son chargement de casseroles, gamelles, boites en plastique, whatever qui se désempilait de la place passager et a tout bonnement arrêter de conduire sa foutue bagnole pour se faire. Et accessoirement finir sa course dans la mienne, de bagnole.

Bon, le souci, maintenant, c'est de savoir si le carrossier va demander plus cher que la valeur de notre tacot pour lui redresser la carrosserie. A priori, elle roule toujours droit (c'en est d'ailleurs étonnant pour une si vieille voiture) donc je pense que le châssis n'a pas bougé. Reste que la tôlerie, ça coûte rapidement cher, surtout que notre bolide présente des plis à des endroits pas fastoche à redresser, je pense.

Il n'y a plus qu'à attendre l'avis de l'escroc l'expert. S'il nous annonce qu'il ne veut pas la réparer et qu'il nous la rachète, on devrait pouvoir s'offrir un beau vélo.

Notes

[1] ©Kaamelot

dimanche 15 avril 2007

Dénouement écœurant

 

La triste affaire de Sophie a donc pris fin vendredi dernier. Les maigres espoirs ont été balayés par l'écœurante et glauque réalité. J'espère au moins qu'on saura ce qui lui a valu une fin si atroce. J'ai bien peur que ça ne rende l'histoire encore plus moche mais c'est mieux que d'échafauder tout genre d'hypothèse.

Quel triste monde que le notre...

mardi 10 avril 2007

Enlèvement Sophie Gravaud

 

Pendant qu'on faisait la fiesta samedi dernier (7 avril) pour nos trente ans, un drame s'est joué entre Saint Herblain et Bouaye. Sophie 23 ans a très probablement été enlevée. Consultez ce site (http://disparitionsophie.skyblog.com/) et contactez bien évidemment la gendarmerie si vous pensez avoir des éléments pour aider à la retrouver.

Sophie Gravaud, 23 ans

- 1m61
- Brune
- Yeux marrons
- Cheveux mi-long.

Samedi soir, elle était vêtue d'un jean bleu, d'un haut noir et d'un gilet noir. elle portait des boucles d'oreilles.

mardi 21 février 2006

La voiture : c'est nul

 

Ce matin, j'ai pris la voiture, en me disant que ce serait mieux pour ma crève de faire le trajet au chaud. Bien que, entre nous, je vais au taf tous les jours à moto, pour me jouer des encombrements, quelles que soient les conditions climatiques et sans doute grace à mon équipement, je n'ai jamais attrapé froid. J'ai chopé la crève à pied, en dix minutes, l'autre jour en allant chez le médecin (sisi, ça ne s'invente pas) vous savez pour le truc machin prénuptial. Le soleil était bien là, mais un blouson par dessus le pull aurait été franchement supporté.

Bref, j'ai pris la voiture ce matin. D'abord, j'étais quasi à l'heure, ensuite ce sont les vacanaces scolaires, donc pas de bouchons. En partant, j'aperçois la voiture du voisin, le sourire ostensiblement ébrêché (la voiture, pas le voisin...). Merde, me dis-je,moi qui retrouve enfin du bonus au 1er avril prochain, il ne faudrait pas que ça m'arrive...

...

Devinez ! J'ai bugné une bagnole à la sortie du périphérique, pendant un changement de file pas très catholique pas très orthodoxe un peu cavalier. B-E Damned, je suis maudit (et très c0n)...

mercredi 15 février 2006

WE pesant.

 

Le week end passé a été source de haut et bas. Catégorie haut, revoir le frangin, découvrir son nouveau chez lui où il a retrouvé une nouvelle vie, ça c'était cool. Voir ses chiens jouer à la bataille avec Kafi, c'était rigolo. Aller faire des ronds dans l'eau avec le nouveau jouet gonflable et à moteur du frangin, c'était inattendu et très ressourçant en ce début de février. Ca m'arrive rarement, maintenant de sortir en mer, mais ça m'a plu de me retrouver assis sur un boudin en caoutchouc, filant au raz de l'eau avec le reflet du soleil qui se couche dans les yeux.

Voir les parents débouler à l'improviste, ça aurait pu ressembler à une bonne surprise si maman n'avait pas eu cet air sur le visage. L'espace d'un instant, j'ai pensé à une horrible annonce par rapport à ma toute nouvelle cousine. D'un côté, on a été soulagé que ça n'ait rien à voir, mais de l'autre, ce qu'ils étaient venus nous raconter est vraiment déprimant. Je savais que la vie est dégueulasse, mais j'espèrais qu'elle nous épargnerait cette épreuve immonde. Et histoire de bien me convaincre que ce n'est pas le cas, elle a bien choisi par qui ce merdier nous tombe dessus.

Quelle déception, quelle désillusion. Je suis dépité, désabusé...

Dire que tous nos préparatifs de mariage(majoritairement ceux de Nady, pour être tout à fait honnête, car je me suis *un peu* reposé sur elle là dessus) ainsi que le nouveau départ du frangin avaient plutôt fini par me faire pencher du côté des "optimistes"... Cette tuile plus une reconnaisance professionelle un rien bancale (en guise d'accompagnement) me rend franchement morose.
Humeur du moment : Découragement.

lundi 11 juillet 2005

blues de juillet

 

Le sLeAbLog éterne. C'est un peu comme la marmotte ou l'ours, sauf que eux, c'est l'hiver, le sLeAbLog, lui, l'été, il retourne dans sa cyber-tanière et s'endort...

Trève de plaisanterie, et puisque ce blog existe pour que j'y consigne ce qui me marque au fil du temps, quelques points :
D'abord, le frangin décide de plus se marier. Dans les films, ça fait rigoler. Imagine, les faire-parts sont postés, le lendemain "On ne se marie plus", le surlendemain, les coups fils pour les félicitations arrivent. Situtation cocasse, le spectateur rit.
Dans la vraie vie, on rit nettement moins. Tout annuler, partager les choses... Franchement tristounet. Cherchons le positif, c'est une des situations ou l'adage "Mieux vaut tard que jamais" est archi faux. C'est quand même moins grave de discuter sur la garde des chiens et de la télé plutôt que sur celles des 3 gamins.

Toujours dans le pas drôle, mais vu sous l'angle de l'humour noir, dès le lendemain de l'annonce de l'attribution de JO de 2012, la ville de Londres entame le vaste chantier de reconstruction de son métro... De mauvais goût, certes, mais je préfère rire (même jaune) pour dédramatiser des actions aussi gerbantes que les attentats que la capitale britannique a subi.

Et pour finir cette note super joyeuse (j'espère bien trouver des choses plus drôles à raconter bientôt), un môme de 13 ans est mort près de chez nous en jouant.
Pour avoir vu les gens pleurer, le visage des pompiers, cette nouvelle m'attriste. Mais une part de moi ne peut m'empêcher de me dire que quelque part il l'avait cherché. Il y a des trucs avec quoi on ne joue pas.

Avec le tramway, par exemple.

Il n'en reste pas moins que c'est vraiment très con de mourir à 13 ans dans un camion rouge ou la tronche sur le bitume et que ce gamin laisse certainement une famille effondrée derrière lui. Positivons : Ce sport (s'aggripper au tram qui roule), spécilité du quartier apparemment, va sans doute avoir beaucoup moins d'adeptes...